mardi 7 décembre 2010

Villa de Leyva, élu plus beau village de Colombie

Nous quittons enfin Bogotá en direction du nord. À 3 heures de route de la capitale, nous nous arrêtons à Villa de Leyva, dans la région de Boyaca. Nous dévalons les rues pavées de ce petit village ayant conservé son architecture coloniale, et nous arrivons sur la Plaza Mayor, une des plus grandes places d'Amérique Latine. C'est aussi l'occasion pour nous de rechercher un éventuel terrain d'atterrissage, car les pentes surplombant la ville à l'Est sont très attirantes ! Malheureusement, le vent vient lui aussi de l'Est et ce sera le cas pendant tout le week-end. Qu'à cela ne tienne, nous partons alors à la découverte des alentours.
Premier arrêt au fossile de Monquirá, lieu regroupant une belle collection de fossiles de toutes sortes (gastéropodes, pommes de pins, poissons...), et dont la pièce maîtresse est un fossile de 7 mètres de long du nom de Kronosaurus boyacensis (gros crocodile plein de dents).
Nous découvrons ensuite le musée archéologique de Monquirá, qui ne comprend aucun musée mais un alignement de colonnes servant d'observatoire solaire Muisca, ainsi qu'un champ sacré de phallus dressés vers le ciel... la représentation de la fertilisation de la terre par le soleil bien sûr !
Sur la route, nous tombons nez à nez avec la maison des Pierrafeux, entièrement construite en argile !
Dernière étape, les cascades de la Perikera. Malgré l'exploitation touristique du site, avec une tyrolienne qui descend du parking ou encore la possibilité de descendre en rappel une des huit cascades, celles-ci sont tout de même impressionnantes et il suffit de passer les deux premières pour se retrouver presque seuls au milieu de la luxuriante végétation du canyon.
Retour à Villa de Leyva pour le "Festival nacional de las luces", c'est l'occasion de découvrir les musiques et danses folkloriques de tout le pays avant d'assister à un concours pyrotechnique, avec allumage des feux d'artifices à la main et enfummage massif du public !
Et tant qu'à rester dans le folklore, nous en profitons pour goûter le plat traditionnel de la région : el Ajiaco, sorte de soupe composée de patates, d'avocats, de maïs et de poulet à laquelle on peut rajouter de la crème et des câpres... un plat plutôt nourrissant en somme !



Zipaquirá, la primera maravilla que debes conocer !

Direction Zipaquirá, a une trentaine de km au nord de Bogotá, pour visiter la "première merveille de Colombie", la cathédrale de sel. À seulement quelques mètres sous terre, on trouve un des plus gros gisement de sel du monde, qui provient de l'évaporation de l'océan Téthys à la fin du Crétacé (il y a environ 100 millions d'années) et qui s'est retrouvé emprisonné lors de la formation des Andes. Gisement exploité depuis l'époque précolombienne des Muiscas, une partie de la mine est aujourd'hui ouverte au public.
Au deuxième niveau de la mine, les mineurs avaient au fur et à mesure sculpté des chapelles dans les cavités qu'ils creusaient. Aujourd'hui fermé pour risque d'effondrement, ce niveau n'est plus exploité et une nouvelle cathédrale de sel ainsi qu'un chemin de croix ont été aménagé dans le troisième niveau de la mine, à 180 mètres sous la surface.
L'attrait touristique de ce lieu est entièrement exploité puisqu'on trouve en surface un musée, des restaurants et un beau mur d'escalade, tandis qu'au fond de la mine ont poussé des boutiques de souvenirs, un café-restaurant et même un centre de convention ! Pendant ce temps-là, à l'autre bout des galeries, de l'autre côté de la montagne, on continue à extraire plusieurs dizaines de milliers de tonnes de sel par an.



Bogotá, la Candelaria

Visite du quartier de la Candelaria, au centre de Bogotá. En plus d'être le cœur historique de la ville, c'est aussi un quartier populaire et étudiant très agréable à parcourir. Comme dans la plupart des grandes villes, ces quartiers sont les plus jolis et l'ambiance y est meilleure. Entre les vieilles bâtisses coloniales, on trouve le centre administratif du pays organisé autour de la Plaza Bolivar, reconvertie en patinoire pour les fêtes. Tout autour, on trouve le Palais de Justice, le Congrès et le Palais présidentiel (Palacio Nariño)... la police est plus omniprésente que jamais !
Détour ensuite par la Casa de Moneda, lieu où étaient produites autrefois les pièces de monnaie en argent des colons espagnols, et aujourd'hui reconvertie en musée retraçant son histoire.
Puis coup d'œil à la fondation Botero située juste à côté, où sont exposées non seulement des œuvres du maestro colombien mais aussi une partie de sa collection privée qu'il a donné à son pays (Picasso, Monet, Miro, Pissarro, et bien d'autres...). Nous découvrons à cette occasion un autre paradoxe de la Colombie : lorsque Fernando Botero a voulu faire don de ces œuvres à son pays, afin de lui offrir sa première grande collection d'art contemporain, il estima sa valeur à plus de 64 millions de dollars. Lorsque la collection arriva en Colombie, l'état voulu lui faire payer les droits de douane... il refusa, et ils finirent tout de même par accepter le don sans aucune rétribution financière !