jeudi 27 janvier 2011

Cotopaxi, el altar de la luna

Après notre échec au Cayambe, on décide de tenter à nouveau notre chance avec le Cotopaxi (5897 mètres). Deuxième plus haut volcan d'Équateur, son cône parfait et sa proximité avec Quito en font un des sommets les plus mythiques d'Amérique du Sud.
Nous quittons Quito et prenons un bus jusqu'à l'entrée du Parc national du Cotopaxi. La véritable entrée du parc se trouve en fait à une dizaine de kilomètres de la Panaméricaine, et coûte 2$ par personne, il nous faudra donc prendre un véhicule (4x4 encore une fois) pour rallier la zone de camping autorisée. À notre arrivée, il neige sur le volcan et son sommet est caché par une épaisse couverture nuageuse. Nous plantons rapidement la tente à 3600 mètres d'altitude, sous la menace d'une averse imminente, mais il n'en sera rien et nous partirons tranquillement explorer les alentours en milieu d’après-midi.
Pendant que nous marchons en direction de la "laguna de Limpiopungo", le Cotopaxi émerge lentement des nuages et nous laisse apercevoir son sommet dans la lueur du soleil couchant. L'ambiance est magique, magnifique ! Nous sommes seuls au monde hormis quelques oiseaux défendant durement leur territoire. Il n'y a pas de vent, ce qui est de bon augure pour essayer de voler le lendemain, et il n'y a pas une ride à la surface du lac, qui fait alors office de miroir d'eau naturel. Nous sommes sans cesse émerveillés par le spectacle qui s'offre à nous. De l'autre côté du lac, le volcan éteint Rumiñahui (4721m) montre sa crête dentelée, se reflétant elle aussi dans les eaux du lac. Après quelques heures passées au bord du lac, nous rejoignons notre bivouac avec nuit tombante, et nous installons près du feu avec deux jeunes trekkeurs venus découvrir le parc et ses sentiers. La nuit sera froide et courte, et le lendemain nous nous levons aux aurores dans l'espoir de monter jusqu'au refuge pour un petit vol-rando. 1000 mètres de dénivelé nous attendent et c'est dans le brouillard que nous entamons l'ascension.
D'abord monter jusqu'au lac, puis traverser le long plateau au pied du volcan, des kilomètres de steppe jonchée de lichens. Avec le soleil levant, le plateau se réchauffe et les nuages se déchirent. À nouveau, l'émerveillement est total face à ce monument qu'est le Cotopaxi ! Mais rapidement l'espoir de voler faiblit, le vent vient du Sud et est déjà fort, rien ne sert de monter au déco qui est exposé plein Nord. Encore une fois déçus et frustrés, nous décidons tout de même de profiter du cadre idyllique et de l'immense terrain de jeu qui s'offre à nous pour se faire un petite séance de gonflage au pied du volcan, avant de descendre retrouver la civilisation.







Después del fracaso en el Cayambe, decidimos intentarlo de nuevo en el Cotopaxi (5897 metros). Segundo volcán más alto de Ecuador, su cono perfecto y su proximidad con Quito lo hacen una de las cumbres más míticas de Sur América.
Salimos de Quito y tomamos un bús hasta la entrada del Parque nacional de Cotopaxi. La entrada verdadera del parque se encuentra de hecho a una decena de kilómetros de la Panamericana, y cuesta 2 dólares por persona, nos va a tocar tomar un vehículo (4x4 una vez más) para llegar a la zona de camping autorizada. Cuando llegamos, nieva sobre el volcán y su cumbre esta escondida en una espesa cobertura de nubes. Plantamos rápidamente la carpa a 3600 metros de altitud, bajo la amenaza de un aguacero inminente, pero no será nada y podremos salir tranquilamente a explorar los alrededores en la tarde.
Mientras que caminamos con destino a la laguna de Limpiopungo, el Cotopaxi lentamente emerge de las nubes y nos deja percibir su cumbre en la luz del sol poniente. ¡ El ambiente es mágico, magnífico! Es como si estuvieramos solos en el mundo excepto algunas aves que defienden duramente su territorio. No hay viento, lo que es de buen augurio para intentar volar al día siguiente, y no hay una arruga en la superficie del lago, que entonces se transforma en espejo de agua natural. Estamos completamente hipnotizados por el espectáculo que se nos ofrece. Al otro lado del lago, el volcán inactivo Rumiñahui (4721m) muestra su cresta dentellada, reflejándose él también en las aguas del lago. Después de algunas horas pasadas a las orillas del lago, regresamos a nuestro vivaque con la caída de la noche, y nos instalamos cerca de la fogata con dos jóvenes caminantes que vinieron para descubrir el parque y sus senderos. La noche será fría y corta, y el día siguiente nos levantamos a las auroras con la esperanza de subir hasta el refugio para un pequeño vuelo despues de la caminata. 1000 metros de desnivelado nos esperan y es en la nieblina que empezamos la ascensión.
Primero subir hasta el lago, luego atravesar la bandeja(plató) larga al pie del volcán, los kilómetros de estepa cubierta de liquenes. Con sol naciente, la meseta se recalienta y las nubes se abren. ¡ De nuevo, la admiración es total frente a este monumento que es Cotopaxi! Pero rápidamente la esperanza de volar se debilita, el viento viene del Sur y ya es fuerte, de nada sirve subir al despegue que es expuesto al Norte. Una vez más decepcionados y frustrados, decidimos sin embargo sacar provecho del entorno idílico y del inmenso patio de recreo que se nos ofrece para hacerse pequeña sesión de juego con nuestras alas al pie del volcán, antes de bajar para volver a la civilización.

4 commentaires:

  1. Comme d'habitude, je ne me lasse jamais de vous lire. Les photos sont absolument magnifiques. La vue grandiose. Merci beaucoup de me faire rêver. Maman Janny

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  2. Wat een fantastische landschappen.Was ik maar 20 jaar jonger,dan begon ik ook nog aan parapentevliegen.Jammer dat het ook deze keer niet lukte,maar deze plek zal op die hoogte ook wel erg wisselvallige windsnelheden hebben.Jullie laten ons wel genieten.Hoop dat je bij een volgende vlucht weer een filmpje kunt maken.Dat is voor ons heel bijzonder.Veel plezier samen.

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  3. Je vous avais dit que le Parc du Cotopaxi était fantastique.....et votre texte ne fait que le confirmer. Gatxu est trés envieux et jaloux de savoir que son pote Marcel a pu profiter de paysages aussi ahurissants.
    On vous embrasse trés fort et selon la formule consacrée on vous dit: À bientôt.....et bon vent!!
    Paps, Tilita et Gatxu

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